Les Presses de l'Universite d'Ottawa

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Littéraire, non littéraire
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« Face à la complexification d’une discipline comme la traductologie aujourd’hui, l’envisager comme une polydiscipline polymorphe, mouvante, non seulement semble constituer le meilleur rempart contre un dogmatisme stérile, mais aussi favorise une saine relation entre théorie(s) et pratique – paramètre essentiel dans un domaine centré sur une activité aussi tangible que dotée d’une pertinence et d’une prégnance sociales indéniables. »

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Mon village, la côte
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« Je dois raconter cette histoire à mon cahier rose. Les adultes ne s’y intéresseront pas. Mon amie Juliette était une fille sage et pas menteuse du tout. Elle ne parlait jamais pour ne rien dire et souvent on se demandait, Annie et moi, ce qu’elle pouvait avoir en tête. Alors, le jour où elle s’est mise à nous faire ce récit bouleversant, que je vais vous relater, Annie et moi nous l’avons écoutée avec beaucoup de respect. Je dois tout dire de cette journée où l’inconcevable et l’indignation se rencontrent pour ébranler une vie. »   – Yolande Bastarache, Extrait de « Les secrets des enfants », Mon village, la côte 
« Ma compagne bien en chair, à la coiffure en chignon, parle peu. Ce qui fait mon affaire. Mon corps s’engourdit de plus en plus. Quand ma voisine s’aperçoit que je ne peux atteindre mon bouton d’appel, elle n’hésite pas à venir à mon aide en se servant du sien pour appeler. Voyant mon inconfort, elle m’offre quelques mots d’encouragement. Le soir où une envie de tousser la jette dans une peur bleue de découdre ses points de suture, je réussis à appeler l’infirmière, qui la rassure qu’il n’y ait aucun danger que cela se produise. L’air sec nous gratte la gorge et nous fait tousser. »    – Yolande Bastarache, Extrait de « La sympathie des âmes », Mon village, la côte
« Tante Violette s’est isolée volontairement, il y a déjà quinze ans, à quelques milles en dehors de la ville, dans ce village incolore et inodore qui n’est pas le sien. Elle a perdu sa ville, sa maison, son travail, sa famille, et à soixante ans, elle a tout recommencé. Ici, on la croit sans famille. C’est ce qu’elle a raconté à tous les locataires de ce bloc appartement. Lorsque ses sœurs lui rendent visite – événement rare –, elle les traite comme des étrangères et ne mentionne à personne leurs liens de parenté. Il y a plusieurs mois, je suis arrivée dans cette ville; j’ai pris connaissance de sa situation et de sa solitude et j’ai voulu la revoir et lui parler, comprendre tout ce qui n’était pas dit ou expliqué, vérifier si elle avait besoin d’aide. Trop de questions étaient laissées sans réponse.  Elle ne s’est jamais mariée. Ses parents, ainsi que son frère (mon père) et une sœur sont décédés. Elle est campée en face de moi et me sourit; elle parle sans arrêt. Son visage évoque celui d’un homme, mais ses yeux sont féminins et rieurs. Les rares cheveux qui lui restent, qu’elle teint elle-même sans l’aide d’un miroir, sont d’un rouge indescriptible, courts et mal coupés, collés sur la tête. Elle est bâtie carrée. Rien de délicat. Forte. Rien de cassable. Étrangement, chaque partie du corps observée séparément se révèle normale et fragile. L’ensemble donne l’impression d’un plan de base bien pensé qui a mal tourné. Elle ressemble beaucoup à son père, chez qui les mêmes traits révélaient un homme beau et distingué. Lorsqu’elle raconte sa vie, tante Violette répète cette phrase qui résonne comme un leitmotiv singulier : « Je n’ai pas les yeux de mon père, mais ceux de ma mère. » – Yolande Bastarache, Extrait de « Violette », Mon village, la côte 

 

 

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Kilis

Kilis

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tagged : suspense
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« Fisher craignait que cette affaire n’éclabousse la réputation de Michelle. Sa méfiance grandissante envers son collègue le poussa à attendre la fin de son exposé avant de prendre position. Ramsay comprit qu’il avait toute son attention. Il lui annonça sèchement qu’on avait retrouvé Gouchenko assassiné dans son bureau et que la police suspectait sa fille, Évelyne. Au-delà des preuves récupérées sur la scène du crime, elle possédait maintenant 40 millions de dollars d’actions d’Apobiotech Pharma. Fisher émit quelques sons inaudibles. De quel genre de transaction s’agissait-il? »

 

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Deux grandes dames: Bertha Wilson et Claire L’Heureux-Dubé à la Cour suprême du Canada
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“Two women sat quietly together around a side table in a sparsely furnished office in the Supreme Court of Canada. Wilson had been appointed to the Supreme Court in 1982, the first woman in the Ottawa court’s 107-year history. Claire L’Heureux-Dubé followed in 1987. The two were reflecting upon what it meant to set toe in the sacrosanct circle restricted for generations to men. “We have to prove ourselves every time,” L’Heureux-Dubé remembered Wilson saying, “even at this court.” It was not a false warning, as time would soon tell.”

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